Ce fut à cette époque (1851) que l'on construisit le
premier collecteur à cunette sous la rue de Rivoli.
Cet égout devait capter au passage toutes les eaux
allant en Seine, entre la rue de Rivoli et le grans égout de
ceinture. On lui donna une largeur de cunette de 1,20 mètres pour
0,80 mètres de profondeur, et deux petites banquettes latérales de
0,40 mètres furent ménagées pour permettre la circulation.
Ce fut dans cet égout que furent faits les premiers essais
de curage automatique.
Une innovation importante date également de cette époque.
Pour supprimer le déversement des eaux ménagères dans le
ruisseau, un décret du 26 mars 1852 ordonna (article 6)
que toute construction nouvelle dans une rue pourvue
d'égouts devait être disposée de manière à y conduire
souterrainement les eaux pluviales et ménagères la
même disposition était à prendre pour toute maison
ancienne en cas de grosses réparations et en tout
cas avant dix ans.
Par un arrêté du 19 décembre 1854, le préfet de la Seine
compléta cette disposition législative, en obligeant tous
les propriétaires à construire une galerie d'égout
(branchement particulier), pour conduire
à l'égout public les eaux usées de leurs immeubles.
Mais cette disposition entrainait le drainage de toutes les
voies publiques. C'est alors que s'ouvrit l'ère des grands
travaux d'assainissement sous la direction de Belgrand, qui
fut chargé d'en élaborer le programme.
En 1860, lors de l'annexion de la banlieue de Paris, la longueur des
égouts parisiens était de 179,600 kilomètres.
Elle devint de 228 kilomètres avec l'apport des 48,400 kilomètres
que lui fit la banlieue.
Belgrand s'attacha à conserver dans son programme les
égouts déjà existants et même à les utiliser en les modifiant.
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